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Drosera rotundifolia

Il existe en Europe trois espèces de droséras, (drosera rotundifolia, drosera anglica, drosera intermedia ; toutes présentent une rosette de feuilles colorées. Elles sont le plus souvent peu visibles, sur fond de sphaignes rougeâtres ou d'éricacées. La variété la plus répandue est Drosera rotundifolia, que l'on retrouve en Europe, Asie et Amérique du nord. Ses feuilles, au limbe arrondi, sont appliquées contre le sol. Les deux autres espèces ont les feuilles allongées et plus ou moins dressées.
Toutes les espèces vivent sur des sols humides, pauvres et acides[8], généralement dans des marais, landes humides ou tourbières acides de l’hémisphère Nord, souvent en colonies de nombreux individus, faiblement enracinées au milieu des sphaignes.

2 à 4 cm de diamètre et font environ 6 à 10 cm de long. Le limbe est orbiculaire.
Elles sont sensibles aux excitations mécaniques et chimiques. Elles portent des poils glanduleux, parfois irritables, sécrétant des substances mucilagineuses qui attirent et engluent les insectes. Après la capture, les poils se recourbent vers le limbe de la feuille. Les insectes ainsi piégés peuvent ensuite être digérés par des enzymes protéolytiques.
Les fleurs arborent différentes couleurs en fonction des espèces : mauve, blanc ou orange. Elles sont disposées en épi lâche et pédonculé au bout d’une hampe de 6 à 20 cm de haut dressée dès la base, en forme de crosse et rarement rameuse au sommet. La fleur possède 5 sépales, 5 pétales, 5 étamines et 3 carpelles. Une grande hampe florale permet de ne pas piéger l'insecte pollinisateur.
 
Ce joli Drosera des tourbières de l'hémisphère nord se rencontre souvent avec D. anglica ou D. intermedia. En France, il est plus rare que ce dernier. On le reconnaît aisément à sa rosette de feuilles étalée, dont l'extrémité est ronde, baignant parfois dans l'eau. Les fleurs sont soit blanches, soit roses. À cultiver à l'extérieur.
 
Les racines:
Les racines des Droséra sont peu développées, ne servant uniquement à subvenir aux besoins de la plante en eau, ainsi qu'à l'ancrer dans le sol.
Plusieurs espèces d'Australie emploient leurs racines pour stocker eau et nutriments. D'autres espèces ne maintiennent en vie l'hiver que les racines, afin de pouvoir « revivre » au printemps. Drosera adelae et Drosera hamiltonii (entre autres), utilisent leurs racines pour se multiplier.
 
 Fonctionnement du piège:
Au soleil, le mucilage brille comme de la rosée, d'où le nom de rossolis.Les droséras sont dotés d'un piège semi-actif. En effet, celui-ci possède une action mécanique mais secondaire et de faible amplitude.
Pour attirer les insectes vers le piège, les droséras utilisent en priorité le sens de la vue des insectes: au soleil, le mucilage permet à la feuille de briller comme si elle était recouverte de rosée ou de nectar. Ses sécrétions sont de plus en plus abondantes avec la durée du jeûne. Les études faites sur les mécanismes d'attraction n'ont jamais pu montrer l’utilisation de phéromones par les droséras.

La stratégie de capture de la proie est comparable à celle des papiers tue-mouche. La proie, venant se poser sur une des feuilles, y est retenu par la matière visqueuse des tentacules. Puis sa propre activité la met de plus en plus en contact avec la glu des poils. Son agitation pour se dégager stimule l’activité des cellules sécrétrices. Ensuite, les tentacules et le limbe de la feuille se mettent en mouvement très lentement. Le déplacement des poils — du au pliement de chaque pied — est extrêmement lent, contrairement à celui des « mâchoires » de la dionée ; il ne participe pas à la capture de la proie. Il accélère en revanche le processus digestif. Le droséra se met alors à secréter des composés cyanogènes pour accélérer la mort de l'insecte.
 
Lors d'une capture, la feuille se referme lentement sur la proie afin de la digérer.Une à plusieurs heures sont nécessaires au repli complet de la feuille. La proie, engluée, meurt d’asphyxie. Elle est ensuite amenée jusqu'au centre de la feuille, là où se trouvent les glandes digestives. Dans le cas le plus fréquent de la prise d'un insecte, il ne subsiste plus après un ou deux jours, au milieu de la feuille, que le squelette chitineux de l'animal. En une à deux semaines, la feuille a repris sa forme initiale.
 
À partir de l'automne, un simple bourgeon (hibernacle) subsiste à la surface du substrat. Coupez alors les feuilles mortes et attendez le printemps pour que de nouvelles feuilles se développent ! 
 




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