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Emys Orbicularis

Cistude en train de pondre - Emys orbicularis

Nom scientifique : Emys orbicularis
Nom commun : Cistude d’Europe
Famille : Emydidae
Origine : Elle est présente dans toute l’Europe, de la péninsule ibérique à la mer d’Aral, et des pays baltes à la côte nord-africaine. 
En France, elle ne se trouve que dans les régions Aquitaine, Poitou-Charentes, Centre, Rhône-Alpes, sur le littoral méditerranéen et en Corse. 
Taille : 20 cm
Espérance de vie : 40 à 60 ans

Description & Maintenance
   Parmi la dizaine de sous-espèces identifiées, trois sont présentes en France (Emys orbicularis orbicularis, Emys orbicularis lanzai, Emys orbicularis galloitalica); on observe des formes intermédiaires entre certaines sous-espèces.
   Carapace noirâtre à brun foncé avec, souvent, de fines taches ou stries jaunes ; plastron jaune plus ou moins taché de brun ou de noir, mobile chez l’adulte ; tête et cou ornés de taches jaunes.
   Pattes palmées pourvues de fortes griffes (5 sur antérieures, 4 sur postérieures) ; queue longue et effilée. 
  Parmi les autres tortues présentes en France métropolitaine, des confusions sont possibles avec les deux espèces suivantes l’Émyde lépreuse (Mauremys leprosa): cette tortue présente en Afrique du Nord et en Espagne n’est connue en France que dans certains points du Languedoc-Roussillon ; elle se distingue de la Cistude d’Europe par une couleur générale verdâtre, la présence de stries jaunes distinctives sur le cou et la présence d’un pont osseux entre la carapace et le plastron
   Dimorphisme sexuel : queue des femelles plus courte (8 à 8,5 cm contre 9 cm chez le mâle adulte) et plus étroite à la base, carapace plus ronde ; plastron légèrement concave et taille plus petite chez les mâles.
Activité :
   La Cistude hiverne d’octobre à mars sous la vase (dans les étangs, en bord de roselière le plus souvent) ; elle sort de l’hivernage dès les premiers jours d’insolation continue, à partir de fin février. Dans le midi,en cas de grande chaleur ou de sécheresse, la tortue utilise un terrier dans la berge ou s’enfonce dans la vase en attendant la pluie (estivation).
   C’est une espèce essentiellement diurne. Elle prend des bains de soleil au bord de l’eau (ex. : roselière mais aussi pierre, branchage, tronc d’arbre,etc.) quand la température de l’air est supérieure de 4°C à celle de l’eau ; son optimum thermique est de 25°C. Farouche et discrète, elle plonge au moindre dérangement ou si la température de l’air varie de manière importante. Elle passe la nuit dans l’eau, immobile, pattes et tête pendantes.

   La Cistude est une espèce sédentaire qui passe la majeure partie de son cycle de vie dans l’eau. Elle se déplace de 40 à 80 m par jour en moyenne dans un étang mais peut migrer naturellement ou en cas de « catastrophe » (ex.: as séchage  estival de l’étang) vers un autre point d’eau situé à plusieurs centaines de mètres ; les mâles sont plus mobiles (déplacements parfois supérieurs à 1 km). On la trouve de préférence dans les étangs, mais aussi dans les lacs, marais d’eau douce ou saumâtre, mares, cours d’eau lents ou rapides, canaux, etc. Elle affectionne les fonds vaseux
   Elle ne défend pas de territoire mais on observe cependant des compétitions entre mâles lors de la période de reproduction. Le territoire de vie existe (ex. : partie d’un étang) mais il est fluctuant, l’animal pouvant changer d’emplacement (ex. : autre partie de l’étang ou autre étang).
   Espèce de reptile protégée au niveau national en France depuis 1979
   Ces utilisations ont entraîné un déclin massif des populations de Cistude d’Europe au siècle dernier. La cistude est aujourd’hui en forte régression et menacée dans tous les pays d’Europe, à cause des activités humaines qui dégradent les milieux humides qu’elle fréquente et qui sont des atteintes directes aux individus de l’espèce.
   La Tortue de Floride ou Tortue à Tempes rouges est une espèce nouvelle dans le milieu naturel, parce que relâchée par des particuliers. Elle a le même type de régime alimentaire et le même mode de vie que la Cistude d’Europe, mais se développe plus rapidement. Elle s’est bien adaptée aux milieux naturels locaux, et représente donc une concurrence forte pour la Cistude.
 
Alimentation :
   La Cistude est presque exclusivement carnivore. Elle se nourrit dans l’eau, principalement dans la végétation à myriophylles (Myriophyllum spicatum) et nénuphars (Nuphar lutea, Nymphaea alba), mais aussi dans la roselière.
   Son régime alimentaire se compose principalement d’insectes, de 
mollusques aquatiques, de crustacés et de leurs larves. Occasionnellement, elle peut se nourrir de poissons malades ou morts, d’oeufs de poissons, d’oeufs et de têtards de batraciens, de sangsues, etc. 
   Exceptionnellement, la Cistude peut s’alimenter d’oisillons ou de petits rongeurs qu’elle entraîne sous l’eau, noie et déchiquette.

Reproduction
   La maturité sexuelle est atteinte entre 8 et 15 ans chez les mâles, entre 10 et 18 ans voire plus (20 ans ?) chez les femelles. 
L’accouplement s’effectue de mars à octobre avec un maximum en avril-mai. La ponte a lieu principalement en mai-juin-juillet sur des sols chauds, exposés au sud (non inondables, sableux ou sablo-limoneux, bien dégagés), à une distance du point d’eau pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres.
   La Cistude pond de 3 à 13 oeufs, généralement 8 ou 9, dans un trou profond d’une dizaine de centimètres qu’elle creuse avec ses pattes arrière. La femelle peut effectuer une ponte principale et une ponte complémentaire (notamment en cas de perturbation) ; certaines femelles semblent ne pas se reproduire tous les ans.
   Les jeunes naissent à l’automne après un développement embryonnaire de deux à quatre mois ; en cas de conditions météorologiques défavorables, la naissance peut ne s’effectuer qu’au printemps suivant. Le sexe est déterminé génétiquement mais aussi en partie par la température lors de l’une des phases de l’incubation (température < 28°C : mâles ; > 29°C : femelles ; à 28,5°C : 50% de mâles et 50% de femelles). Le sexe ratio est généralement en faveur des femelles (rapport mâles/femelles roche de 0,5). On estimerait à 1 chance sur 100 les probabilités d’un jeune d’atteindre l’âge adulte.
 
Protection :
  En voie de disparition en France, la cistude d'Europe fait l'objet d'un programme de conservation en Aquitaine
  La cistude d'Europe (Emys orbicularis), tortue aquatique pourtant strictement protégée par la loi française depuis 1979 et par une directive européenne depuis 1992, est en voie de disparition.
 




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